Neuvaines

 

La Bonne neuvaine

 

Pour trouver la neuvaine qui vous convient le mieux indiquez votre souci. Exemple : pieds ; cancer...

Comment faire une neuvaine

 

Il existe plusieurs types de neuvaine que nous pourrions diviser en trois catégories:

  • la grande neuvaine
  • la neuvaine de demande
  • la petite neuvaine

La grande neuvaine

La grande neuvaine est généralement mise en oeuvre lorsque la demande est vitale et que l'on cherche à obtenir une grâce de façon urgente et primordiale. Elle consiste à une implication complète de la personne dans cette neuvaine. Le premier jour de la neuvaine, la personne qui s'engage dans cette démarche ira se confesser. Chaque jour de la neuvaine, elle ira à la messe et communiera en demandant à notre Seigneur Jésus-Christ d'exaucer sa demande. Chaque jour, non seulement, elle récitera l'invocation et l'oraison au Saint mais aussi la litanie à la Divine Providence. Il est souhaitable aussi de réciter une dizaine de chapelet (un (1) Notre Père et dix (10) Je vous salue Marie

Il est fréquent que dans ce type de neuvaine, la personne qui fait la neuvaine, s'engage au cours de cette neuvaine, à réaliser un acte de remerciement. Cet acte de remerciement peut être un pélerinage, un don substentiel. Dans tous les cas, l'action pour la grâce obtenue doit être significative. En effet, il est toujours important de remercier Dieu pour les grâces qu'Il nous accorde, et nous encourageons fortement d'ailleurs même pendant la neuvaine à rendre grâce à Dieu pour la vie qu'Il nous donne, pour la beauté de Sa création, etc.

La neuvaine de demande

La neuvaine de demande est faite en règle générale, pour des raisons importantes mais qui ne remettent pas en cause l'intégralité de la personne. Elle se déroule de la manière suivante: le premier et le dernier jour de la neuvaine, la personne récite les litanies de la Divine Providence, l'invocation et l'oraison au Saint à qui elle fait sa demande ainsi qu'un (1) Je vous salue Marie et un (1) Notre Père. Les autres jours, on récite seulement, l'invocation et l'oraison au Saint de la neuvaine ainsi qu'un (1) Je vous salue Marie et un (1) Notre Père. Il est aussi souhaitable de se confesser durant la neuvaine et d'assister à la messe, et de communier le dernier jour.

à la fin de cette neuvaine, il ne faudra pas oublier de rendre grâce pour la bonté du Seigneur envers nous.

La petite neuvaine

La petite neuvaine est une neuvaine qui est souvent réalisé en remerciement ou qui est réalisé lorsque l'on a une dévotion particulière à un saint particulier. Elle n'est pas forcément associé à une demande. Cette neuvaine est le plus souvent réalisé avant la fête du Saint. C'est particulièrement le cas pour la neuvaine à l'Immaculée Conception, à St Joseph ou à Ste Anne. Cette neuvaine est composé essentiellement de l'invocation et de l'oraison faite au Saint. Il peut y avoir, comme c'est le cas généralement pour l'Immaculée Conception, une oraison spécifique à l'année.

Conclusion

En conclusion, il est important de se rappeler que ce n'est pas tant le Saint qui sauve que la foi mise en Dieu qui accomplit le miracle ou l'action demandée. En effet, lorsque notre Seigneur Jésus-Christ guérissait les malades, systématiquement, dans l'écriture, il dit : «Ta foi t'a sauvé». C'est particulièrement exemplaire dans St Luc au moment de la guérison du serviteur d'un centurion quand Jésus dit à la foule «Je vous le dis : pas même en Israël, je n'ai trouvé une telle foi».

La neuvaine a pour but de, non seulement, de faire appel à l'intercession du Saint, mais de réveiller en la personne qui fait la neuvaine, la foi, que le Saint a lui-même eu envers son Créateur. Le Saint est une image de ce qu'il est donné à tous de vivre.

Histoire des neuvaines

 

Les neuvaines dans l'Ancien Testament

Les neuvaines, contrairement à la pratique et à la tradition populaire, ne sont pas une pratique traditionnelle de la religion catholique. En effet, les neuvaines n'ont aucun fondement biblique, au contraire. Les neuvaines sous la forme que nous commaissons actuellement, à savoir neuf jours de prière pour demander une grâce particulière à Dieu, n'ont pas de sens. En effet, rien dans le pentateuque ne donne d'importance réelle à la symbolique du chiffre 9. à contrario, c'est en 7 jours que Dieu créa le monde et le 8ème jour il se reposa, ainsi en partant de cette symbolique, il aurait été plus logique de faire des neuvaines de 7 jours ou de 8 jours. Si on trouve le chiffre 9 dans la tradition hebraïque, c'est lié plus au mémorial, au mémorial de la chute du temple, et donc, lorsque le peuple hébreu fête Tish'at hayamim qui sont les 9 premiers jours du mois d'Av, il fait mémoire des deux chutes du temple. Et donc, les neuvaines dans le contexte hébraïque sont bien un mémorial qui consistent à se rappeler que lorsque le peuple de Dieu oublie l'éternel, l'éternel le livre à la merci de ses ennemis. Ainsi, durant ces 9 jours, le juif est invité à vivre un deuil, à savoir le deuil de Jérusalem.

Les neuvaines chez les religions paiennes

C'est parmi les religions paiennes que l'on trouve les références aux neuvaines et aussi bien du côté des grecs que des latins, les neuvaines sont directement associés aux cérémonies funéraires. En effet, les deuils duraient 9 jours, et durant ces 9 jours, on suppliait les dieux d'accueillir dans les différents cieux le défunt. La raison pour laquelle on priait durant 9 jours (pour laquelle des [strong]neuvaines[/strong] étaient faites)est liée à la croyance en 9 cieux. Il y avait donc un jour de prière par cieux. On retrouve des traces de cette croyance en 9 cieux dans la théologie chrétienne avec les 9 choeurs des anges.

Les neuvaines aujourd'hui

Comme nous venons de le voir, les neuvaines dans l'histoire de la foi, proviennent de la conversion d'actes paiens, aussi elles furent pendant longtemps condamnés par les pères de l'église. Il y a notamment un texte très explicite de St Augustin dans le Tractatus de erroribus circa artem magicam où effectivement, St Augustin parle des pratiques superstitieuses et donc invite les fidèles chrétiens à ne pas les pratiquer. Mais comme dit aussi l'adage, vox populi, vox Dei, c'est à dire la voix du peuple est la voix de Dieu, c'est pratique : prier 9 jours pour le décès de quelqu'un non seulement ne furent pas abandonnés mais petit à petit se répandirent jusqu'à Rome où les neuvaines de messe, furent même célébrées pour les papes. Les neuvaines ont donc dès leur origine une vocation à être une prière non pas pour demander une grâce pour soi, mais bien pour d'autres. En l'occurence, à l'origine pour que l'âme du défunt soit accueilli aux cieux. C'est par extension que petit à petit le peuple de Dieu a demandé l'intervention de Dieu non plus pour qu'il accueille un défunt mais pour telle ou telle grâce particulière. Puis, s'étant aperçu que certaines personnes avaient obtenu de nombreux miracles durant leur vie terrestre, très vite après leur mort, on continait à leur adresser des demandes, des prières pour obtenir d'eux des miracles. Et c'est ainsi que l'intercession des saints s'est propagée. La pratique populaire a petit à petit fait se communier deux pratiques, à savoir l'intercession des saints avec les neuvaines. Et c'est ainsi, qu'aujourd'hui, nous adressons des neuvaines à des saints particuliers tout en sachant que c'est Dieu qui accorde les grâces demandées.